Après ce voyage si frustrant au mois de décembre, je ne veux plus entendre parler de ces plongées mythiques dans le monde qui se révèlent beaucoup trop souvent des gouffres à fric plus que décevants. Cette fois nous partons donc dans un endroit où la plongée est possible, sans qu'on nous promettre monts et merveilles, et on verra bien.
Donc destination les Îles du Cap Vert, situées à 500 km au large du Sénégal, on s'imagine déjà en train de siroter des caïpirinhas face à l'océan déchaîné, car là-bas c'est l'Atlantique, pas de lagons couleur azur sous les palmiers....
Normalement ça ne devrait être trop long pour y arriver mais ce serait trop simple....20 heures obligatoires d'escale à Lisbonne, quelle que soit la compagnie. Tout est bon pour récupérer quelques touristes, même pour une journée....Pas grave, nous aurons l'après-midi et la nuit pour visiter la ville (que nous connaissions déjà!).
Très fier de nous de prendre le métro tout seuls, (hé! C'est qu'à Istres city on n'a pas l'habitude ...), qui ressemble d'ailleurs à tous les métros du monde.Le centre ville est bien agréable avec ses rues piétonnes animées, ses grandes places, ses églises et ses statues gigantesques.
Laisser défiler
Le lendemain départ enfin pour Sao Vincente, l'une des 10 Îles du Cap vert. Loin des stations balnéaires archi touristiques de certaines de ses voisines, et surtout une des seules accessibles aux plongeurs. Passons sur l'heure de retard, le bagage éventré à l'arrivée, et le fait que personne ne soit venu nous chercher...La première question est: pourquoi Cap Vert alors qu'il n'y a pas un brin d'herbe, mais que des montagnes sèches et rocailleuses au possible ?
Deuxième sujet d'étonnement : presque tout le monde parle français ici!!! Dire que Harry révise le portugais depuis des mois....on a juste eu l'occasion de dire bonjour et merci dans leur langue. On nous répondait en français ou en anglais. Facile pourtant le portugais, il suffit de connaître le mot en espagnol et de rajouter des tch à toutes les syllabes et voilà....
Une autre surprise : le nombre de touristes français, c'est l'invasion, quelle horreur ! Heureusement que sous l'eau on n'entend pas ces gros beaufs et leurs commentaires permanents d'une grande finesse en général... Les poissons sont plus discrets!
Bon, qu'importe... Nous passerons la semaine dans le même hôtel, ce n'est pas trop dans nos habitudes. Même pas le choix, car c'est ici que se trouve le seul club de plongée de l'île.
Nous sommes loin de la ville, loin de tout en fait, mais c'est très bien comme ça. Au bout d'une longue plage dont l'autre extrémité est occupée par un petit village de pêcheurs.
Comme annoncé, la mer est tout le temps agitée car le vent souffle sans interruption, notre mistral n'a rien à lui envier, mais que c'est beau! Et les locaux se régalent!
Alors comme déjà dit, nous sommes venus ici pour plonger. Eau à 22° maximum, pas génial, on est même descendu à 18°, ouille! Ici pas de requins (snif), de raies mantas géantes ( re-snif), mais au moins des tonnes de poissons partout.
Pas beaucoup de coraux, (un peu quand même!), mais des dédales rocheux, constitués par les anciennes éruptions volcaniques, au milieu desquels se baladent les immenses bancs de poissons de toutes sortes, quantités de nudibranches,
de gentils poissons pas trop farouches, et même quelques espèces que nous ne connaissions pas du tout, tel le poisson lièvre ou le poisson crapaud,
ou encore ce genre de crabe-araignée jamais vu jusque là, qu'on rencontre seul ou avec plein de potes. J'ai adoré!!
Alors là, oui, on se régale face à tant de vie.
Le poisson trompette est habituellement plutôt solitaire, ici ils sont par groupes de centaines d'individus!
Après les 2 plongées du matin , nous avons soi disant nos après-midi de libres, mais en fait, le temps de rincer et ranger le matériel, de récupérer une hypothétique navette qui nous ramène à l'hôtel, la journée est plus qu' entamée . Nous essayons quand même de visiter peu à peu les rues de Mindelo, la capitale.
Laisser défiler
Scènes traditionnelles de zénitude Africaine... Même le marché aux poissons, assez agité dans de nombreux endroits est plus que calme ici.
Mais sincèrement, ça nous fait un peu mal au coeur: ces poissons on préfère les voir bien vivants sous l'eau.
Du coup, tant pis pour les folles nuits Capverdiennes, nous sommes restés près de notre hôtel, pas mal d'ailleurs mais aux antipodes des endroits que nous fréquentons d'habitude. On n'a d'ailleurs jamais posé nos fesses sur leurs transats, ni trempé un orteil dans l'une des 3 ou 4 piscines présentes, ni même pris un repas sur place!
Nous avons préféré de loin marcher sur les kilomètres de plage , totalement déserte puisqu'à priori les gens préfèrent les piscines grouillantes de gosses qui hurlent. Tant mieux!
Ce n'est jamais monotone, outre les magnifiques dessins laissés par la mer sur le sable,
nous découvrons des criques entières jonchées de tonnes de débris de coquillage,
nous allons à la rencontre des pêcheurs qui luttent contre les vagues pour remonter leurs barques.
Et sous les bateaux des pêcheurs, il suffit de mettre un masque pour admirer les habitantes du coin!
Enfin, le soir,le paysage est magique...
Dernier jour déjà! Comme il est interdit de plonger la veille d'un voyage en avion, quartier libre aujourd'hui. Nous en profitons pour prendre le ferry vers l'Ile de Santo Antao, située à l'Ouest à une heure de navigation. Cette île, la seconde plus grande île du Cap-Vert, mesure 43 km sur 24 km . Elle est très montagneuse et d'origine entièrement volcanique. Son sommet le plus élevé, est un volcan aujourd’hui éteint qui culmine à 1 979 mètres d’altitude.
Les paysages sont divers et variés. Le versant nord de l'île, exposé aux alizés, bénéficie d'étendues verdoyantes,
alors que le versant sud, beaucoup plus aride, n'offre qu'une maigre végétation rabougrie quand celle-ci n'est pas totalement absente.
Et quand on arrive dans la chaîne montagneuse qui sépare les deux versants, la différence de climat donne généralement un épais brouillard.
L'économie de l'île repose surtout sur l'agriculture. La canne à sucre sert à fabriquer la boisson locale : le grogue, très prisée dans tout l'archipel. (on n'en a pas raffolé).
Les cultures se font en terrasse en raison du relief accidenté,
mais le tourisme joue un rôle de plus en plus important. Et là je me dis une fois de plus que c'est vraiment dégueulasse: alors que sur la côte les touristes viennent se la couler douce, il suffit de pénétrer un peu à l'intérieur des terres pour constater que les habitants vivent dans des taudis, qu'il n'y a pas l'eau courante et que les femmes font des dizaines de kilomètres à pied par jour pour aller chercher l'eau.
alors que les hommes posent un par un les pavés qui constituent toutes les routes et ruelles de l'île.
et même en ville, le tourisme ne sert pas à tout le monde....
La pêche, bien sûr, joue aussi un rôle majeur, mais quand on parle avec les locaux, ils nous disent leur désarroi face au droit de pêche qui a été accordé aux chinois, et ceux-ci sont en train de tout éradiquer.
Dommage, nous n'aurons pas le temps de visiter les autres îles, ça nous donnera peut-être l'occasion de revenir? Mais bon, le thème était la plongée, et de ce côté là , ça a été!
Pour finir, ceux qui nous suivent régulièrement savent depuis le temps que nos retours à la maison s'accompagnent toujours de catastrophes: incendies, inondations, chutes, cambriolage...Alors????
Alors je n'ai pas précisé que pendant ce séjour Harry avait décidé de tester sa résistance physique et alors que tout le monde portait une combinaison de 7 mm, (et qu'il avait apporté la sienne!), il a préféré plonger avec sa combi de kayak, autant dire en papier quoi...
jusqu'à l'avant-dernier jour, bien que claquant des dents à chaque fois. Lorsque nous avons repris l'avion, il avait un bon rhume et était complètement sourd.
et 2 nuits plus tard, direction les urgences (tiens ça faisait longtemps!) face à des douleurs abominables dans le flanc. Diagnostic: pneumonie.
OK, no comment.......................




/image%2F0436898%2F20190702%2Fob_99e4bf_1160247-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20190702%2Fob_269d88_1160305-1.jpg)





/image%2F0436898%2F20190708%2Fob_d36b61_dscn0370.jpg)
/image%2F0436898%2F20190708%2Fob_6c86f5_dscn0474.jpg)
/image%2F0436898%2F20190708%2Fob_36c792_dscn0399.jpg)
/image%2F0436898%2F20190708%2Fob_e7b8e7_dscn0412.jpg)
/image%2F0436898%2F20190708%2Fob_27caf8_dscn0505.jpg)























/image%2F0436898%2F20190713%2Fob_51911b_p1170192.jpg)
/image%2F0436898%2F20190713%2Fob_24a0dc_p1170179.jpg)
/image%2F0436898%2F20190713%2Fob_d11481_p1170184.jpg)
/image%2F0436898%2F20190713%2Fob_491191_p1170188.jpg)

