Le départ est prévu depuis des mois, les billets en poche afin de pouvoir cette année encore échapper au Dieu de la surconsommation obligatoire en cette période. Départ prévu le 13 décembre. Le 3 décembre un typhon heurte de plein fouet les Philippines, vents à 220 km/h, vagues de 15 mètres de haut, + de 350000 personnes évacuées, des milliards de dégâts . Pas un mot à la télévision française au cas où ça gâcherait la belle ambiance de Noël. Le 5 décembre la France est paralysée par les grèves sociales et c'est parti pour durer… Notre départ du vendredi 13 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices…
Bon, nous sommes bien arrivés quand même, 7 heures de décalage horaire, une chaleur étouffante à l'arrivée. C'est Cebu, où nous passons notre première nuit fort bruyante dans un magnifique hôtel qui accueille aussi les mariages, anniversaires et cérémonies des environs, quel calme !
Les Philippines ce sont 7807 îles. tout est vert et bleu,
Le lendemain 4 heures de taxi dans l'ambiance des grandes villes asiatiques
+ 1heure de bateau pour nous rendre à l'île de Malapascua, réputée pour la présence des requins renards. C'est la découverte des magnifiques bateaux traditionnels Philippins, et nous n'avons pas fini d'en voir!
Ici règne une ambiance plutôt cool, les enfants et les parents sont tous ensemble sur le port, beaucoup de rires, de chahut, de tendresses. Le seul hic c'est que tous les "hello' s'adressent à Harry, on ne me regarde pas, on ne me serre jamais la main. J'ai déjà connu ça dans d'autres pays, mais ici je ne m'y attendais pas…
Ce voyage se déroule très différemment de ce que nous faisons d'habitude. À savoir que nous voulions en voir et en faire le plus possible en un mois, surtout de la plongée, mais qu'au niveau logistique on ne pouvait pas partir à l'arrache et tout concocter au fur et à mesure, surtout avec nos équipements de plongée. C' est donc Harry, qui pour la première fois, a totalement organisé les choses à l'avance, et il a fait ça plutôt bien ! J'espère quand même ne pas m'habituer au luxe, je ne me reconnaîtrais plus...
Donc 4 plongées à Malapascua, où nous avons effectivement rencontré les requins renards avec leur immense queue.
Le 16 décembre un séisme de 6,8 secoue le Sud des Philippines faisant encore des victimes et des dégâts considérables. Alerte de tsunami qui est annulée par la suite. Ces endroits du monde font rêver, mais les habitants le payent cher…
Puis route vers Moalboal pour 3 jours de plongée dans des réserves marines où on en prend plein les yeux. Des coraux de toutes les couleurs et toutes les formes imaginables. Et même des poissons que nous n'avions jamais rencontrés.
On trouve même le temps d'aller faire une excursion aux chutes de Kawazan, sympa. Le personnel de l'hôtel est adorable, que c'est bon de voir des gens qui sourient tout le temps. Les Philippins, hommes, femmes, enfants, bébés sont tous très beaux, enfin jusqu'à 30 ans…
Les jours et les plongées se succèdent, toujours autant de merveilles. Pourtant les conditions sont un peu périlleuses au départ et au retour du bateau avec le vent qui souffle ici.
Le 24 décembre nous devons quitter Moalboal pour Tagbilaran, en bateau, puisque toutes les connexions inter îles se font comme ça. Le vent qui soufflait fort depuis 3 jours s'est arrêté.
La mer est d'huile et quand nous arrivons au port, c'est pour apprendre que toutes les liaisons maritimes et aériennes sont suspendues à cause d'un typhon très violent ?? Rien à faire, nous sommes coincés là avec des milliers d'autres personnes qui rentraient dans leur famille pour Noël. Moins dramatique pour nous qui avons pu retrouver une chambre que pour tous ceux qui ont dormi 2 nuits à l'aéroport ou sur le port, à attendre.
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Après 2 jours coincés à terre (pas de plongée possible non plus), de déménagements, d'aller retours inutiles au port, de cocktails sirotés et de massages thaïlandais pour passer le temps, nous avons enfin pu partir. Mais 2 jours de perdus sur notre planning et des plongées paradisiaques supprimées. Nous apprendrons par la suite que ce typhon à fait encore beaucoup de dégâts et de victimes. Certaines îles, dont Malapascua où nous étions quelques jours avant ont été totalement dévastées, bateaux coulés, hôtels rasés...Pauvres gens
Nous poursuivons à travers les îles et leurs plongées, souvent différentes, toujours belles, récifs coralliens à couper le souffle, bancs de sardines avec des milliards et des milliards de poissons. Si on est dessous, on a l'impression qu'il fait nuit.
Les plongées de nuit nous font découvrir des tas de bébêtes inconnues, bref, un régal des yeux.
Mais nous passons quand même quelques journées sans plonger : des visites diverses, églises, forêt, croisière sur la rivière, danses traditionnelles,
Laisser défiler
les collines de chocolat,ainsi nommées car à la saison sèches elles sont marrons, où nous ne résistons pas à une escapade en buggy dans les terrains boueux environnants...
et surtout mon coup de foudre total pour les tarsiers, petits êtres minuscules à la tête de gremlin, dont on nous apprend qu'un seul de leurs yeux est plus lourd que leur cerveau !!
D'autres rencontres, peut-être moins sympathiques mais sacrément impressionnantes.
Etape suivante: la baie d'El Nido, sans doute un des endroits les plus célèbres des Philippines, et à juste titre. Déjà le soir, quand nous arrivons, on se demande où nous sommes tombés: des lumières partout, toutes les langues parlées dans la rue...
Et le lendemain , nous sommes sidérés en arrivant sur la plage devant le nombre de bateaux et la populasse regroupée là, quelle angoisse! Heureusement , Harry a eu la bonne idée de réserver un bateau pour 2, ça nous évite d'être entassés avec les millions de Coréens qui passent leurs vacances ici et dont le comportement est loin d'être apprécié par les Philippins d'ailleurs...
Pas facile d'embarquer et encore moins de sortir de cet embouteillage de bateaux. Les bateaux ici sont tous à balancier, et sur chacun il y a un gars qui pousse le bateau avec une longue perche pour accoster, appareiller, ou se sortir des mauvais pas. Vraiment pas un boulot facile en cas de vent ou quand les bateaux sont collés les uns aux autres dans les ports.
Journée sublime durant laquelle nous naviguons, tantôt en bangka, tantôt en kayak, au milieu des formations rocheuses sur une eau bleue turquoise. La baie d'El Nido est souvent comparée à la Baie d'Along au Vietnam: falaises de marbre et de calcaire, forêts, plages de sable blanc, lagons irréels parfois protégés par des passages secrets dans la roche.
Le vol suivant nous conduit à l'île de Coron. Avant d'y aller, on avait lu qu'elle avait été dévastée par le typhon, mais nous ne voyons rien. Nous apprendrons par la suite qu'en fait il a fait un crochet juste avant l'impact et est allé détruire l'île à côté. Pour la première fois depuis le début du séjour,notre lieu de résidence est un hôtel absolument superbe mais construit au beau milieu de la ville, avec ses rues étroites et encombrées, ses quartiers faits de bric et de broc, avec quelques murs en tôle, des chats, des poules et des cochons partout, les cris des enfants et les pétarades des mobylettes sans âge.
Assez étrange d'avoir un bâtiment grand standing accolé à tout ça. Mais au moins pourrons-nous nous mêler davantage à la vie locale, à commencer par les tricycles qui sont pratiquement le seul moyen de déplacement dans la ville ! Une fois nos 2 gros sacs à l'intérieur de la cabine, plus de place pour nous. Alors Harry grimpe à côté du chauffeur, moi en amazone à l'arrière de la mobylette et c'est parti sur les routes pavées, en se cramponnant pour ne pas être éjectés. Mais j'adore !!
Un bazar terrible dans les rues :pratiquement pas de voiture, mais des centaines de mobylettes et de tricycles. On serre quand même les fesses quand tout le monde se double dans les virages sans visibilité,à droite, à gauche, peu importe… ça klaxonne tout le temps, mais gentiment, sans agressivité, juste pour dire "pousse-toi, j'arrive".
A Coron, Harry se tient une crève abominable, et c'est l'angoisse pendant 2 jours, va-t-il pouvoir plonger pour la suite du séjour ? (impossible et dangereux de plonger enrhumé). Il a multiplié les doses de médicaments par 30 et ouf, il a réussi à descendre. Ça aurait été dommage de rater la plongée suivante : the Barracuda Lake. Alors plus d'appareil pour prendre les photos, le mien a rendu l'âme (encore...) à mon grand désespoir. Une expérience vraiment sympa :en surface de l'eau de mer à 30°, plus on descend et plus ça chauffe jusqu'à 38°et c'est de l'eau douce. On voit nettement les différentes couches. On y croise des poissons-chats, des crevettes qui viennent me nettoyer les dents (ça chatouille !), dans un décor minéral fabuleux.
Sinon, d'autres plongées en mer avec un embarquement incroyable dans le port, nous n'avions jamais vu ça: de tous les côtés, tous les clubs de la ville apportent leurs bouteilles de bon matin en moto-taxi, puis on entasse tout ça sur le premier bateau disponible qui veut bien s'en occuper, puis ce sont les plongeurs qui embarquent dans le bangka suivant, et on arrive jusqu'à notre bateau de plongée qu'il faut encore retrouver dans le lot! Tout ça dans une pagaille et des cris indescriptibles, mélange de tradition et de modernisme. Bon, on se laisse porter et finalement ça marche plutôt bien!
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Après Coron et son réveillon du 31 où les habitants ont passé la nuit à boire et à chanter, on a bien du mal à trouver un tricycle au chauffeur dégrisé pour nous emmener jusqu'au port, direction Sangat Island.
Et là, après une heure de traversée nous découvrons un paradis aux eaux émeraude et translucides, avec son sable blanc, ses bungalows sur la plage et les singes qui tentent de nous voler nos affaires et nous lancent des fruits du haut des arbres. Nous ne resterons là que deux jours, le temps de plonger sur un cimetière d'épaves datant de la seconde guerre mondiale, le deuxième plus grand au monde,(plus d'appareil, plus de photos...) mais je serais bien restée quelques jours de plus…
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C'est avec ce lieu enchanteur que nous finissons notre partie mer et plongée pour nous rendre sur l'île de Luzon.
Atterrissage à Manille la gigantesque qui n'a rien de comparable avec tout ce que nous avons vu jusque là. Nous sommes pris en charge par Jerry, un chauffeur formidable qui nous escortera la dernière semaine, nous apprendra des tas de choses sur la vie aux Philippines , et nous fera bien rire au récit de tout ce qu'il a vécu. Des immeubles immenses, des voitures et des embouteillages alors qu'ailleurs il n'y avait que des mobylettes.
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La modernité côtoie la tradition: les vélos-taxis frôlent les vans dernier cri autant que la misère côtoie le luxe:de part et d'autre de la même rue, moins de 3 mètres séparent les bidonvilles de tôle et de carton des doubles murs recouverts de barbelés qui protègent les palaces des riches. À 2 pas de notre hôtel grand style, aux décors d'or et d'argent, l'odeur des poubelles et des eaux usées nous retourne l'estomac… Pas grand plaisir à se retrouver là, mais heureusement, nous partons dès le lendemain vers les montagnes.
Beaucoup de route pour cette dernière semaine car tout ce que nous voulions voir ne se situe pas du tout dans le même coin. D'abord le volcan Taal, absolument gigantesque. L' éruption de 1977 à laissé un lac de 200 km² au fond du cratère et dans ce lac encore un ancien volcan avec un autre lac dans son cratère et une île à l'intérieur, c'est clair non ? Mais bon, ça c'était avant, car entre le moment de notre visite et celui où j'écris les choses ont bien changé....
Le lendemain matin, avant de faire l'ascension, un petit tour au marché pour se mettre en appétit,
Et c'est aussi là que nous approchons de près le premier jeepney, ce sont des jeep récupérés de la guerre et transformés en transports en commun, décorées par leurs propriétaires de façon superbe.
Alors d'abord la traversée du cratère en bateau, en passant à côté d' anciens cratères et des pêcheurs de sardines d'eau douce (!) qui vivent carrément sur l'eau pour beaucoup d'entre eux,
puis on traverse le village , je n'aime pas trop ce "voyeurisme forcé", mais c'est vrai aussi que pour les habitants, c'est une opportunité de pouvoir être guide .
et après une grimpette costaud pendant laquelle nous transpirons des litres d'eau, nous arrivons au sommet où la vue nous récompense.
Retour à Manille obligatoire après ça, avec des découvertes toujours étonnantes grâce à Jerry, comme le marché au lechon (cochon de lait) dont les habitants font une consommation en masse le dimanche.
ou le bâtiment des combats de coqs. Des coqs de combat on en a vu absolument partout, mais des combats jamais, de toutes façons je n'y serais sûrement pas allée. Mais ici c'était réservé à la haute bourgeoisie de Manille, nous n'avions même pas le droit de rentrer!
Il y a aussi les pièges à insectes dans les restaurants, tout simple mais efficace, de l'eau sucrée dans les sacs
les cimetières verticaux, manque de place oblige...
6 heures de route pour arriver à Baguio, c'est long mais on ne s'ennuie pas en route. Très surprenant cette ville plutôt importante alors qu'on roule depuis des heures en pleine montagne, sans personne. Ils annoncent la couleur dès l'arrivée
Très paradoxal aussi cet aspect des Philippines, mais déjà rencontré souvent ailleurs: cette volonté affichée de lutter contre la pollution par l'application du développement durable ( jamais de paille en plastique, sacs en tissu pour faire ses courses), et les tas d'ordures infâmes qui traînent partout, même parfois au fond de l'eau selon les courants. Ce n'est vraiment pas encore entré dans les moeurs. Ils sont très forts aussi pour récupérer les bouteilles en plastique et en faire de bien jolies décorations
Baguio, ville des jeepneys multicolores, j'adore! qui vous font faire des kilomètres pour quelques centimes
Même certaines de ses favelas ont été peintes par des associations pour qu'on ait l'impression qu'il y fait bon vivre
Son marché animé
Sa cathédrale toujours pleine de fidèles. Plusieurs messes par jour le week-end, retransmission sur écrans, une foule qui s'étale jusque sur les marches à l'extérieur, quelle ferveur, ça laisse songeur...
et son parc où les familles se retrouvent au grand complet, où parents et enfants rient et parlent ensemble, autour de copieux pique-niques, sans tablettes, sans téléphones...
et devant des spectacles plutôt intéressants
re-belote, 7 heures de route pour aller à Sagada, mais en utilisant la Mountain Trail, donnée pour être la plus belle du pays; effectivement, c'est une succession de montagnes et vallées vertes, et puis les rizières se font de plus en plus nombreuses.
A Sagada, nous avons droit aux "cimetières" des lieux. Sur toutes les falaises qui entourent la ville sont accrochés des tombeaux. On nous explique à grand renfort de photos qu'au décès de la personne, le corps du défunt est enveloppé dans un tissu, puis attaché en position assise sur une chaise de bois. On l’enfume avec un mélange d’herbes et de plantes afin d’éviter que des odeurs ne se dégagent du corps. Ensuite,il est exposé à l’entrée de la maison familiale, afin de permettre aux membres de la communauté de venir l’honorer pendant une période de deuil de quelques jours.
Après ces quelques jours, le corps est inséré dans un cercueil ayant été construit par le défunt lui-même avant sa mort, ou un membre de sa famille s’il était trop faible pour le faire. Les cercueuils sont tout petits, cela s'explique par le fait que le corps est recroquevillé en position foetale avant d’être couché dans le cercueil, au risque de casser quelques os! Ainsi, le défunt quitte le monde dans la même position qu’il y était entré. Une fois le corps inséré dans le cercueil, ce dernier est porté par des jeunes du village pour ensuite être hissé dans le cimetière suspendu. En fait, les cercueils sont déposés sur des pieux solidement enfoncés dans le calcaire de la parois. Certaines des chaises ayant servies lors de la cérémonie y sont également accrochées.
Cette pratique existe de moins en moins, seuls quelques anciens veulent perpétuer la tradition. Parfois un cercueuil se décroche et explose avec son contenu en arrivant au sol! sinon, quand ils sont trop nombreux ou trop anciens, on les entasse dans les grottes environnantes.
La route pour Banaue est une merveille, de tous les côtés surgissent les rizières, des paysages vallonés, on ne sait plus où poser les yeux;
et nous arrivons enfin à Banaue, village tranquille en cette période puisque c'est la fin des vacances scolaires pour les Européens et les Asiatiques. Mais nous, youpi! Nous avons pris une semaine de plus! Notre superbe hôtel surplombe bien sûr les rizières.
Le lendemain, un jeepney nous embarque pour voir les environs et surtout les fameuses rizières de Batad qui comme celles de Banaue sont classées au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Que de merveilles! Plusieurs heures à grimper et descendre là haut milieu avec la chaleur humide qui nous accable, dur!! Mais quel bonheur de pouvoir contempler tout ça! Un seul petit regret: ça aurait été encore plus beau si ça avait été vert partout, ce qui n'était pas le cas.
On se régale mais la fin du voyage approche bien vite. Retour vers Manille. A notre grand plaisir, Jerry prend des routes secondaires par peur des embouteillages et cela nous permet de contempler des scènes de vie
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Il nous reste quand même un dernier gros morceau : l'ascension du Pinatubo. Pour rappel, la dernière éruption de ce volcan a eu lieu de juin à septembre 1991, après 500 ans de sommeil. Les conséquences se sont ressenties au niveau planétaire: un demi-degré de refroidissement général pendant 2 ans. Les villes et villages ont été recouverts par plusieurs centaines de mètres d'épaisseur de cendre, difficile à croire! 1000 morts, disparition de toute la faune et la flore, etc...
Lever à 4 heures du mat pour rejoindre le point de départ des 4X4. Une fois de plus nous ne sommes que nous 2 dans le véhicule, ce qui nous convient très bien
Et c'est parti pour des kilomètres de piste. En fait pendant une heure nous roulons dans les cendres en avalant une poussière pas possible. Et puis qu'est-ce que ça secoue! Paysage lunaire à part un peu de végétation qui apparaît de temps à autre
En route nous croisons un peuple de pygmées, qui vivent là loin de tout. Ils ont toujours vécu sur les flancs du volcan avant l'éruption; du coup la plupart d'entre eux ont été relogés en ville en 1991, mais certains sont revenus après.
Et puis c'est encore une bonne heure à pied pour arriver là haut. Heureusement le ciel est couvert, on ne souffre pas trop de la chaleur. Le paysage est toujours aussi impressionnant et en haut nous débouchons sur le lac dans son cratère, très impressionnant. Après l'éruption c'était un lac d'acide, mais il s'est dilué avec les pluies depuis. On avait prévu nos maillots mais on ne nous a pas laissé nous baigner, va savoir pourquoi?
Après ce séjour dans la nature, bien obligés de revenir à Manille dans la joie et la bonne humeur
Un mois c'était long, c'était bien. On a échappé à un ouragan, un typhon, un tsunami, un tremblement de terre, mais surtout ce à quoi on a échappé c'est l'éruption du volcan Taal qui a eu lieu le 12 janvier alors que nous avons quitté les Philippines le 11 à 19 heures. J'étais folle de rage et de déception, j'aurais TELLEMENT aimé voir ce panache de fumée de 16 km de haut, depuis que j'attends ça. A quelques heures près l'aéroport était fermé et nous aurions été bloqués là-bas à regarder le spectacle, le volcan n'étant qu'à 60 km de Manille. Vraiment pas de chance sur ce coup-là....


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