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nos voyages à travers le monde


Pérou août 2012

Publié par Valette sur 2 Février 2013, 21:00pm

Catégories : #voyages monde pérou

Hola amigos !

 

Avec le mistral drolement frisquet qui souffle ce week-end, ça laisse le temps de vous faire un petit récit de nos vacances de cet été.

Dire que j'espérais profiter de la chaleur en rentrant après avoir grelotté tout ce mois d'aout...raté !

Et oui, au Pérou on grelotte, on s'y attendait un peu mais pas tout le temps quand même !! Il faut dire qu'on a passé la plus grande partie de notre séjour au dessus de 2000 mètres, voir 3000 ou 4000, ça explique la température, mais aussi le mal des montagnes qui ralentit considérablement nos performances physiques.

Partis sac à dos, évidemment, avec 2 copains, le circuit que nous avons prévu va malheureusement suivre les grands axes touristiques inévitables pour une première visite. Du coup c'est un peu trop souvent qu'on entend parler français ou allemand...

LIMA, à l'arrivée, dans son éternel brouillard: beurk pour nos premiers pas au pays des enfants du Soleil. On ne s'y attarde pas et on file sur la cote Pacifique, en utilisant les bus locaux assez confortables dans l'ensemble (heureusement vu les heures que nous allons y passer!). Là ce sont des kilomètres de désert, sous un ciel toujours gris ; PARACAS avec les iles et la réserve de Ballestas: pélicans, otaries (elles sont restées au fond de l'eau!),des milliards d'oiseaux,les dauphins de service et les momies dispersées dans le sable.

NAZCA , mais si, tout le monde connait, ce sont ces fameuses figures tracées dans le désert, qui ont donné lieu à toutes les suppositions possibles quant à leur origine. Dans l'avion, on nous donne d'emblée le sac pour vomir dedans en sachant ce qui se produit entre les turbulences et les prouesses des pilotes pour que tout le monde voit bien.

Bus de nuit, fauteuils-lits presque grand luxe pour arriver tout cassés à AREQUIPA, la ville blanche . On grimpe ici à 2325 mètres, et on commence à s'essouffler un peu dans les ruelles en pente ; la ville est agréable, entourée de volcans enneigés et le soleil est enfin là, mais il ne fait pas bien chaud pour autant. Nous y découvrons un couvent extraordinaire, le corps surgelé exposé d'une jeune fille Inca sacrifiée il y a 500 ans, un défilé d'anniversaire des communautés régionales dans des costumes éblouissants dont les couleurs me mettent en transe (ce n'était que le début, qu'est-ce qu'on a vu comme costumes par la suite!). C'est aussi là que nous faisons la connaissance d'une charmante jeune fille avec qui nous partageons notre logement et qui a gentiment distribué ses microbes, nous rendant malades comme des chiens pour les jours à venir et patraques jusqu'à la fin du séjour, (pas encore fini d'ailleurs...). On lui a même parlé de salmonellose, histoire de nous garder le moral au beau fixe !

C'est donc déjà infectés que nous partons 2 jours dans le canyon de Colca, le 2° plus profond du monde (3191 m), franchissant allègrement les 4910 mètres, waow ! Rencontres avec les lamas et les vigognes du coin, l'altiplano à perte de vue, c'est l'immensité. Dans le canyon lui même les paysages sont fabuleux, des terrasses partout, les sommets enneigés, les condors. Dommage que terrassés par nos réalités stomaco-hépato-intestinales, nous étions plus souvent à l'affut d'éventuels banos que de la flore ou la faune locale...

PUNO, 3830 mètres, ça va, on tient le coup. On est au bord du Lac Titicaca. Rien que le nom connu depuis l'école primaire fait vibrer ! On y passe 2 jours, à visiter plusieurs îles, d'abord les Iles flottantes d'Uros, construites de plusieurs couches de roseaux qu'on renouvelle par le haut au fur et à mesure que le dessous pourrit. Les maisons, les ustensiles, les bateaux sont aussi en roseaux.

L'Ile suivante est peuplée de péruviens si petits qu'on manque (des fois on réussit!) se trépaner à chaque porte franchie. Là aussi c'est la fête, les femmes dans leurs magnifiques costumes avalent des litres de bière et roulent par terre, les messieurs plus distingués s'échangent entre eux leurs feuilles de coca et ruminent des heures durant.Tout ça avec des danses très expressives concernant les conquistadors...

Le soir on est bien en dessous de Zéro, sous un ciel étoilé fabuleux, je n'ai pas précisé que de tout le mois on n'a jamais croisé un radiateur ou un poële,et une seule cheminée !Non, chez les gens, ou à l'hotel, et le pire au restaurant, tout est grand ouvert, et quand c'est fermé il y a des fuites grosses comme le bras. Alors pendant un mois on a mangé avec les polaires, parfois les gants et les bonnets, trop bien !

Taquile, la troisième île, où on doit encore monter 600 marches pour arriver dans le village, comme si on n'était pas déjà assez hauts !! Bon allez ça suffit Titicaca, le retour en bateau n'en finit plus...

CUZCO, 3326 mètres, chouette on est descendu de 500 mètres;La ville coloniale batie sur les fondations de l'ancienne capitale inca est très sympa.On aura le bonheur entre autres de visiter le commissariat tout un après-midi, puisque nos copains se font piquer leur sac à dos posé contre nous dans un restau... , Harry a même été embarqué pour une reconstitution et visionner les caméras de surveillance, sans succès.

Coup dur au moral, mais malgré ça il faut reconnaitre que la ville est un chouette pied à terre pour visiter les environs: la Vallée Sacrée et ses sites incas et bien sûr le fabuleux Macchu Picchu, que je serai incapable de décrire dans son gigantisme et sa splendeur. On essaiera d'oublier le coté mercantile, pour ne pas dire le racket puant de cette visite; et pourtant, malgré ses convictions comment se dire "on refuse d'y aller, c'est du vol" quand on a fait 11000 km pour arriver là?

On reste quand même une petite semaine à Cuzco et ses environs avant d'aborder la dernière partie de notre voyage: 5 jours en Amazonie, on voulait que nos copains connaissent la jungle , c'est trop extraordinaire! Nous (moi!) qui croyions partir à la Indiana Jones, quelle surprise de nous retrouver après des heures d'avion, de bus et de bateau, dans les lodges les plus luxueux depuis le début de notre périple! Ces quelques jours se passent à faire des kilomètres dans la végétation plus que luxuriante,à ramer sur le lac au milieu de bestioles diverses et variées. Chouette, dans les jamais vus jusqu'alors , la chance de croiser un tapir, des capybaras (plus gros rongeur du monde). Mais aussi les caïmans qu'on traque dans la nuit, même que le bateau s'échoue et qu'il faut se mettre à l'eau pour nous sortir de là! Les singes trop discrets à mon gout, le chien sauvage qui veut se faire passer pour un jaguar. Les perruches, perroquets et aras multicolores qui viennent par milliers se nourrir tous au même endroit dans un boucan extraordinaire. La pêche aux piranhas, qui réussissent à avaler un steak entier d'apat avant qu'on en attrape un seul! Tant pis, on le partagera en 6 le soir venu! L'odeur encore fraîche des pécaris (genre de sangliers ) qui sont passés tout près de nous sans se faire voir.La balade de nuit où tarentules et mygales surgissent dans nos frontales, gloups!

Bon, on a raté les loutres géantes alors qu'on y était allés pour elles, on aurait bien aimé aussi le jaguar et l'anaconda, mais qu'importe, notre guide nous a invité à y retourner, chez lui cette fois, à 3 jours de bateau plus loin, avec de grandes chances de rencontrer tout ça et plus encore ! Va falloir vite y retourner avant d'être trop vieux !!

Après ces quelques jours enfin chauds, retour à Lima sans envie. On aurait préféré repartir en France directement depuis l'Amazonie mais pas possible ! On retrouve le brouillard, on fait encore des progrès en espagnol dans les rues....

 

Alors, on résume : le Pérou il fait froid, on a du mal à respirer, on y mange et on y boit plutot bien (je n'ai même pas parlé de notre pisco sour presque quotidien, la boisson nationale!), mais on chope des maladies qui font très mal au bide. Il y a des gens très gentils et des voleurs de sacs de touristes. Ils n'acceptent pas de marchander sur les marchés et on se fait prendre pour des dollars sur pattes toute la journée, tarif national et tarif étranger ( X 10). On part sac à dos pour être indépendants mais à chaque fois on se retrouve à la queue leu avec 150 gogos qui ont payé pour être parqués là, le ticket à la main, Tout est organisé, aseptisé pour plaire aux gentils touristes fragiles, mais ça enlève bien du piquant !!

Là aussi les gens dans le besoin ont trouvé la poule aux œufs d'or, mais qu'en restera -t-il dans 10 ans alors que le Macchu Picchu risque de fermer , que le niveau du Titicaca descend chaque année, que les touristes doivent payer pour une nuit en chambre délabrée ce qu'un ouvrier gagne en une semaine ?

Non je ne finis pas sur une note pessimiste, juste un petit arrière -goût amer, mais si, il y a eu de sacrés moments et de grandes joies !

Un aperçu en photos en cliquant sur le lien :

https://picasaweb.google.com/101804984896876001199/PerouAout2012?authuser=0&feat=directlink

 

 

Pérou août 2012
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