Encore une destination rêvée depuis bien longtemps, comme quoi tout vient à point à qui sait attendre !
Pourtant, cette fois, ça a bien failli ne pas se faire: souci de santé , la chirurgienne qui refuse de me laisser partir, et pour finir une opération en urgence juste 1 mois avant le départ , sachant qu'en terme de convalescence....ce n'est pas en voyage que j'ai l'habitude de me reposer! Mais je ne lui ai pas dit ce qui m'attendait...
Le Mexique ok? Tout en bas une langue de terre de 1200 km de long séparée du reste du pays par un bras de mer : la Mer de Cortez. C'est la Basse Californie. Et de l'autre côté l'Ocean Pacifique. A 600 km des côtes, un groupe d'îles: les Iles Revillagigedo, quelques cailloux plus ou moins importants, inhabités,
mais ce n'est pas là qu'il faut regarder! Non, il faut mettre la tête sous l'eau pour découvrir un monde fascinant dans lequel vivent les plus gros animaux sous - marins de la planète.
Bien sûr , comme toujours ça se mérite: presque 22 heures pour arriver à San José del Cabo. Première impression de grand calme dans cette petite ville au milieu des collines arides.la journée à glandouiller dans des canapés en bord de Mer, margarita à la main, entourés de palmiers et de pélicans,
balade dans les environs où les mexicains du coin méprisent totalement (comme ils ont raison !) les immenses hôtels à gogos et s'installent sur la plage pour jouer de la musique et danser dans le sable.
Enfin embarquement le soir à 20 heures pour affronter la grande traversée sous un sacré mistral mexicain. Il s'agit vraiment d'un bateau de luxe, même si ce n'est certainement pas ça que nous recherchons. Par contre, 29 plongeurs à bord, nous n'avions jamais été aussi nombreux!!
Une nuit, un jour, et encore une nuit sans arrêter de naviguer, la mer à perte de vue, absolument rien à l'horizon, sinon quelques belles couleurs...
Enfin nous y voilà, et le bagne commence. Si, si, vous n'imaginez pas çe que c'est que 4 (voire 5) plongées par jour. La première à 7 heures du mat, puis une vers 10 h, une autre à 14 h, et enfin la dernière vers 16 h 30.
À chaque fois ça veut dire enfiler la combi encore trempée, remettre les 10 kg de plomb et les 15 kg d'équipement, embarquer sur le zodiac dans des conditions apocalyptiques.
À peine le temps de manger un morceau entre 2 . Mais quel morceau! Le chef cuistot est une perle!! Dire que j'ai fait 2 mois de régime avant de venir pour être sûre d'entrer dans ma combi, l'effet risque de ne pas durer très longtemps...
La plongée ici, ce n'est pas de la gnognote , on ne se contente pas de se laisser porter le long des récifs coralliens . D'abord c'est simple, il n'y en a pas! Les reliefs sous marins, comme les îlots émergeants, sont des morceaux de lave des dernières éruptions, plus ou moins anciennes. Ce qui signifie la plupart du temps palmer dans le bleu total sans rien rencontrer ,jusqu'au moment magique où quelque chose surgira (ou pas!).
Mais même s'il est arrivé d'en avoir ras-le-bol de palmer sans rien d'autre à regarder que le plancton autour de nous, ça a été plutôt rare, car normalement, à peine mettons-nous la tête sous la surface qu'il y a dejà tout un comité d'accueil : poissons de toutes formes, toutes tailles, toutes couleurs qui nous escortent.
Mais ceux là, on les regarde à peine, ce sont plutôt eux qui viennent nous voir, et même parfois nous attaquer comme celui-là qui mettait des coups de boule dans le masque de Harry
Non, celles qui nous intéressent ce sont les grosse bébêtes.Nous avons déjà eu la chance, dans nos plongées antérieures de rencontrer beaucoup de gros: thons, dauphins, baleines, requins de toutes sortes. Il nous manquait les spécimens les plus énormes et les plus gracieux du monde sous marin: les raies manta océaniques. Celles-ci peuvent mesurer jusqu'à 8 mètres d'envergure, et on avait lu partout qu'elles étaient en grand nombre ici.
Effectivement, pour une fois, ce n'était pas que de la propagande. Dès la première plongée et jusqu'à la fin elles nous escorteront, une, deux, jusqu'à six en même temps, mais ce qui est évident c'est qu'elles recherchent vraiment la compagnie des plongeurs. On les voit arriver de très loin , venir droit sur nous, et là elles nous frôlent , passent dessus et dessous les plongeurs et reviennent sans cesse. Certains disent qu'elles aiment sentir les bulles sur leur corps, mais qui le leur a dit? En attendant elles sont bien là, restent le temps qui les intéresse puis repartent tout aussi gracieusement, c'est une pure merveille, une telle grâce chez des animaux de plusieurs tonnes...
Des photos d'elles j'en ai bien sûr des centaines!! Difficile de faire un choix! (Alors j'en mets plusieurs!!)
J'essaie pour la première fois de mettre une petite vidéo en ligne, merci de me dire si ça fonctionne. C'est quand même plus parlant que les photos.
Je ne vais pas détailler toutes nos plongées, mais dans les moments les plus magiques il y a aussi les rencontres avec les dauphins. Se mettre à l'eau quand on rencontre un banc de dauphins , on l'a déjà fait plein de fois, ils nous acceptent pour jouer ou ils s'en vont... Mais nager avec des dauphins en plongée est une expérience beaucoup plus rare, on dit qu'ils se sentent menacés par les bulles. Nous n'avions connu ça qu'en Polynésie, où j'avais réussi à en toucher alors qu'ils virevoltaient autour de nous, moment plus qu'intense...
Et bien ici aussi, c'est d'abord le plaisir de les voir escorter notre zodiac, mais quand on bascule dans l'eau, quelle surprise de les voir au fond qui nous attendent, couchés sur le dos, comme un chien qui serait allongé les 4 fers en l'air, puis qui bondissent quand on les approche, font des cabrioles avec nous, et surtout restent debout à côté de nous au lieu de s'allonger, nous n'avions jamais vu ça!!
Inutile de dire avec quelle force bat le cœur dans ces moments...
Comme dit précédemment, ce n'est pas un endroit où on peut observer le corail et toute la petite faune multicolore qui va avec, mais le long des tombants il y a quand même de jolies rencontres
Et j'ai adoré ce rocher qui descendait à une profondeur vertigineuse et le long duquel se sont installés des troupeaux entiers de requins pointes blanches. La promiscuité ne semble pas les déranger!
Voilà en gros pour la semaine de plongée, dommage qu'il n'ait pas fait beau, pas de séance bronzing au programme, de toute façon, on se demande où on aurait pris le temps? Je pensais qu'au Mexique il faisait toujours beau, mais en fait c'est l'hiver aussi! Peu de soleil, ciel couvert en général, de belles vagues qui me donnaient plus l'impression d'être dans un sous-marin que sur un bateau en regardant par le hublot de notre cabine.
Alors bien sûr,pour ceux qui me connaissent sur ce chapitre, le mal de mer revient, encore et toujours, malgré les patchs et les cachets, le Pacifique n'est pas vraiment une mer calme, et mon estomac n'en peut plus, il se vide dans la chambre, sur le zodiac, même aux paliers de décompression faisant le bonheur des poissons autour de moi mais beaucoup moins celui des autres plongeurs.....Même pour le réveillon de Noël, je me suis couchée à 20 heures, sans avoir touché au repas, l'impression d'être une malheureuse serpillère...
Il n'y a qu'au fond de l'eau que je me sens bien, mais il me faut bien remonter de temps en temps...
On a quand même pu faire une ou deux soirées sur le pont à manger des grillades et des tacos, avec les dauphins et les requins qui dansaient autour du bateau. Mais le soir où on s'est mis à l'eau pour nager avec eux, la pluie avait tellement troublé la mer qu'on n'y voyait pas à 50 cm...Pas de bol!
Bref, cette semaine c'était absolument fabuleux, mais entre la fatigue post opératoire, le mal de mer, et tous ces horribles bobos jouissifs dus aux palmes, et que l'eau de mer ronge un peu plus chaque jour, on n'aurait pas pu continuer bien longtemps!
Pas grave, les vacances ne sont pas finies, Alors que le 25 au matin tout le monde repart vers l'aéroport, le taxi nous emmène à un petit hôtel de San José que nous avons réservé pour 2 nuits en plein centre ville, loin de ces resorts géants. Besoin de nous requinquer un peu avant de poursuivre dans cette ville coloniale, d'apparence tranquille et où quelques éléments nous rappellent que c'est Noël, on a du mal à y penser quand on est dans un contexte aussi différent !
C'est surtout l'occasion de faire le tour des restaurants Mexicains. La cuisine de ce pays est une tuerie, mais que c'est bon!!! Et ils ne sont pas en reste pour les boissons non plus, il nous faut avouer qu'il n'y a pas eu un jour sans margarita ou pina colada!!
Bon,on ne s'attarde pas ici, j'ai préparé un petit programme pour la suite et nous n'avons plus que 2 semaines!!
Puis nous allons chercher notre voiture de location et en Route pour la Baja California! On laisse vite derrière nous Cabo San Luca, zone balnéaire abominable remplie d'Américains qui viennent y passer leurs vacances et faire la fête toute la nuit. Très peu pour nous...Nous grimpons donc vers le Nord (il vaut mieux, vers le Sud on retombe dans la mer!), et tout de suite la route circule entre cactus géants et côtes déchiquetées, zones montagneuses et canyons. Nous y sommes!
Il n'y a pas beaucoup de routes là-bas, sortis de la voie principale qui traverse la Baja, il y a surtout des pistes.
1er arrêt à Todos Santos, à 100 km de là. Nous réservons nos chambres au fur et à mesure via Air bnb, et durant tout le séjour nous sommes tombés sur des endroits plutôt sympas.
Après nous être posés, nous filons en bord de mer, histoire de se faire un petit coucher de soleil sympa. En approchant de l'eau, juste au bord, nous voyons un geyser, tiens? et bien oui, on se le dit d'abord en rigolant, mais c'est bien une baleine qui est à 2 mètres du bord! Dommage que les vagues soient un peu grosses sinon je me serai jetée à l'eau de suite! Elle s'est un peu éloignée après mais on a continué à voir et entendre son souffle pendant longtemps; ça commence fort!
Sinon la ville est connue pour son artisanat; on regarde à peine: pas de place dans nos bagages avec nos affaires de plongée!
On préfère les bords de mer avec le retour des pêcheurs, et les tas d'oiseaux qui les attendent. Je me fais un délire sur les pélicans, j'adore ces oiseaux, ça tombe bien il y en a partout!
ça c'était côté Pacifique. Prochaine étape: La Paz, qui elle est au bord de la Mer de Cortez. La route principale passe sans arrêt d'un côté à l'autre de la Baja, dont la largeur varie de 40 à 320 km. Au milieu toujours des sols arides, des coulées de lave et des cactus.
Nous avons trouvé une chambre dans un musée complètement cinglé, j'adore!!
Sinon la ville, ben...c'est une ville quoi! On a surtout vu le malecon (bord de mer)
Car ce n'est pas pour la ville, bien sûr, que nous sommes là, mais parce qu'il paraît qu'on peut faire ici aussi des rencontres sympathiques. On n'en a pas eu assez la semaine dernière...
Tout d'abord nous arrivons à avoir 2 places sur un bateau de plongée qui nous emmène dans le Parc Marin d'Espéritu Santo. Rien que la ballade vaut le coup d'œil.
Et nous arrivons à un rocher; on le voit autant qu'on le sent et qu'on l'entend, car il est couvert de lions de mer qui rugissent à notre approche.
Et là on peut se mettre à l'eau, immédiatement les femelles et surtout les jeunes nous rejoignent par curiosité, et on passe la plongée à danser avec eux, ça tourne, virevolte, ça te frôle, te mordille un peu, c'est géant quoi!
Et après ça, une deuxième plongée sur une épave. L'eau est bien verte et on a perdu plusieurs degrés par rapport au Pacifique, bizarre, on nous avait annoncé le contraire. On claque des dents au palier!
Le lendemain, grande journée encore: un bateau nous emmène au large(mais pas trop) de La Paz pour y rencontrer cette fois, (on espère), le plus gros poisson du monde: le requin-baleine. Ils viennent ici en cette saison pour se gaver de plancton. Coup de bol: on tombe immédiatement sur 2 bébés de 5 mètres qui se promènent en surface gueule grande ouverte, on dirait des aspirateurs. Les choses sont quand même faites raisonnablement: guide obligatoire, très peu de personnes à la fois, et beaucoup de précautions à prendre dans la façon de les approcher. On avait déjà eu l'occasion de rencontrer ces géants à Djibouti, il y a des années, mais que cette rencontre est fabuleuse cette fois encore! Ils ne nous calculent absolument pas, c'est nous qui devons faire attention à ce qu'ils ne nous percutent pas, trop absorbés à casser la croûte.
Pas beaucoup de temps passé à La Paz, mais plus qu'intense!! Et hop, en route vers le Nord, en rejoignant une fois de plus le Pacifique. Direction Puerto Adolfo Lopez Mateos. Beaucoup d'espoir dans ce petit village de pêcheurs où chaque année, de fin décembre à début avril, les baleines grises viennent mettre bas dans la lagune. On peut aller dans la lagune en bateau et ce qui est prodigieux c'est que c'est l'endroit du monde où on peut le mieux les observer car ce sont elles qui s'approchent tout près des gens et se laissent caresser. Le net regorge de photos et de films où les gens n'ont qu'à se pencher pour leur gratouiller la tête, inutile de dire que j'en rêve (et oui, encore!) depuis des années. On est sur place, c'est à peu près la bonne saison, on croise les doigts!!
A notre arrivée nous faisons connaissance avec nos voisins, un couple d'un âge respectable, d'une grande gentillesse qui nous prennent un peu en charge dans cet endroit paumé. Tout est fermé en cette saison mais ils se débrouillent pour nous trouver une table dans la cuisine du meilleur hôtel du coin, pourtant entièrement bâché. Le lendemain, sur notre demande, ils nous présentent un pêcheur qui peut nous emmener voir les baleines, mais vu leurs mines très sceptiques à tous, il est facile de comprendre qu'elles ne doivent pas être trop présentes.
Effectivement...pas l'ombre d'une baleine! Mais une promenade merveilleuse avec rencontre d'oiseaux en tous genres, de dauphins, d'otaries, et même de coyotes, sur fond de dunes blanches se découpant sur ciel bleu intense.
Diaporama: laisser défiler
Ce village est au bout d'une longue route toute droite, sans grand intérêt, bordée de cactus, de décharges ( il y en a d'ailleurs absolument partout...), et des plate-formes en bois sont posées sur de hauts pilones pour que les aigles-pêcheurs puissent y faire leur nid avec les herbes et les morceaux de plastique du coin.
Ce soir c'est le réveillon du jour de l'an, mais.....d'abord on s'en moque, et puis même, que faire ici? Mais nos gentils voisins ont encore réussi à trouver un restau fermé qui accepte de nous faire deux assiettes de crevettes énormes, mais même pas une margarita...
On s'était pourtant acheté 2 bouteilles toute prêtes en prévision, mais elles sont franchement dégueu...A 20h30 Harry dort déjà et moi j'écoute la musique qui hurle dans la salle municipale à 50 mètres de là avec quelques couples de papi-mamis qui sautillent partout. A minuit c'est la maison à côté de la notre qui prend la relève, environ à 10 mètres de notre lit, avec une espèce d'orchestre big band. C'est pas trop mal mais jusqu'à 7 heures du mat, ça calme...Notre voisin nous dira qu'ils s'embêtent tellement dans ces villages qu'ils font un bazar monstre à la moindre occasion. Ok, vu!
Le lendemain tour dans le village: ils se sont calmés et on ne voit pas grand monde!
Du coup, ce qu'on a vu des paysages hier nous donne trop envie d'y retourner. On va demander à un pêcheur de nous emmener dans les dunes de l'autre côté de la lagune, aucun problème, et nous nous retrouvons dans un décor divin, où peu de gringos doivent venir se promener, le rêve!!
Diaporama à laisser filer
Quand on revient, on nous annonce sur les quais qu'aujourd'hui les pêcheurs ont été entourés par 4 baleines qui sortaient leurs têtes pour les regarder. Je ne sais pas pourquoi mais je m'y attendais à celle-là....et alors que je m'étais dit "on ne va pas se laisser avoir par leur baratin", on prend quand même rendez vous pour le lendemain matin, partant du principe que "qui ne tente rien n'a rien"...
Et bien partis au petit jour dans le brouillard, on a tourné des heures et des heures sans voir l'ombre d'une baleine...
Pourtant les pêcheurs du coin nous disent tous en avoir vu la veille...
Bon, ben voilà...Mais du coup on se dit qu'on reviendra , et Harry annonce à tout le monde qu'en février 2020 nous serons de retour...Il est encore un peu tôt dans la saison.
Et hop, retour côte Est, Mer de Cortez, que d'allées-venues! Destination Loreto. La route est cette fois plus variée, on se croirait au Far West à certains endroits et ces champs de milliers de cactus de toutes sortes sont vraiment impressionnants. Avec parfois une petite touche d'exotisme perdue là au milieu.
Et puis c'est la rencontre entre les montagnes rouges et noires déchiquetées et la Mer de Cortez. Du coup, c'est tellement beau qu' on finit la bouteille pourrie du Réveillon.
Loreto, petite ville bien sympa, on avait peur que ce soit un peu trop touristique, mais pas du tout, il n'y a vraiment pas grand monde , super!
C'est surtout le port et le bord de mer qui sont intéressants: des oiseaux en pagaille, les montagnes dans le fond en décor, les pêcheurs...
Désolée pour ceux qui n'aiment pas les pélicans!!
Le lendemain nous allons visiter la Mission San Javier, à 36 km, perdue au milieu des montagnes,
et pourtant en plein désert, on n'arrête pas de franchir des gués
A Loreto, il faut aller au parc marin de Coronado. Nous étions sceptiques au départ, l'ïle paraissait toute petite et sans grand intérêt vue du rivage.
mais comme on a lu partout que c'était très beau, on va trouver un pêcheur directement sur le quai pour discuter (en espagnol, on est trop fort!) le bout de gras. Immédiatement on embarque pour la journée, sous l'oeil des pélicans là haut.
L'eau est d'une clarté incroyable, on y voit les poissons et même une manta! (petite, pas comme la semaine dernière!!). J'ai l'impression d'être dans un dessin animé naïf avec la mer toute bleue, les poissons au fond, autour de nous les otaries et les dauphins qui apparaissent , disparaissent de tous les côtés, les pélicans et les cormorans qui nous regardent vaguement, c'est irréel!!
Autre moment sympathique: après avoir contourné des masses rocheuses de toute beauté, on arrive sur une plate-forme assaillie par d'immenses vagues
Et là, nous tombons nez à nez avec une nouvelle colonie de lions de mer, vraiment énormes, et pas l'air franchement sympathiques...Ils poussent des cris terribles lorsque nous approchons, sûrement pour nous faire frémir de trouille. Mais c'est mal nous connaître car du coup nous demandons au capitaine si nous pouvons nous mettre à l'eau! Il accepte, tout en précisant que lui va nous attendre un peu plus loin. Bon...
Quelques autre bateaux passent dans le coin, tandis que nous nageons autour de ces impressionnantes créatures, sous les yeux horrifiés des touristes incrédules. Nous hésitons à prendre pied sur les rochers, malgré les déferlantes, car les gros mâles ont quand même de sacrées ratounes...Alors on attend qu'ils viennent nous voir, mais ils sont bien moins joueurs qu'à La Paz.
Pique-nique sur le sable blanc, au milieu des pélicans qui pêchent autour de nous, que de merveilles...Journée magnifique!
Mais les jours filent vite, et force est de constater qu'il nous sera impossible de finir le programme préparé, je n'aurais jamais cru! Tant pis, après Loreto nous ferons donc demi tour pour retourner prendre notre avion à San José...
Sur le trajet, nous prenons des pistes perdues, avec des indications prometteuses
Mais à la réalité quelque peu décevante...
Quantité d' endroits sont immondes. Il n'y a visiblement aucune sensibilisation au plus élémentaire respect de l'environnement . Chacun déverse ses déchets n'importe où, ne sachant qu'en faire. On essaie cependant de dépasser ça et de regarder ce qu'il y a de merveilleux derrière.
Et certains parviennent à s'adapter à cet environnement pourri, heureusement pour eux...
Mais tous n'ont pas cette chance!
Sur la route du retour, nous ne résistons pas à tenter notre chance une fois encore avec les baleines. Quelques jours se sont écoulés depuis notre dernier passage, alors qui sait? Et puis nous n'allons pas dans le même village, mais à Puerto San Carlos, situé à quelques km au sud du précédent. Autant on pouvait trouver un petit air sympathique au premier, autant celui là est plutôt beurk avec la seule raffinerie que nous ayons rencontrée en 3 semaines pour nous accueillir et une immonde usine de poissons qui laisse flotter son odeur nauséabonde et ses nuages de fumée rouge. Par contre , elle attire un maximum d'oiseaux dans le coin...
Et pourtant, ce village mort et sans attrait est visiblement en train de s'étendre, les constructions surgissent par rapport au passage des baleines. Comme tant d'autres endroits dans le monde, eux aussi pensent avoir trouvé la poule aux œufs d'or et vont sûrement tout bousiller faute d'une bonne gestion...
Nous trouvons un gars qui peut nous emmener pour la journée en bateau, allez, on y croit!! Et là encore nous avons passé une journée formidable. C'est vrai qu'ils ont un potentiel énorme en matière de nature. Pourvu que ça demeure! Sur le trajet nous croisons des bouées où s'entassent les otaries qui poussent des cris terribles
des ïles couvertes de milliards et milliards d'oiseaux, et ceux-ci volent en ligne sur des kilomètres, un défilé ininterrompu et qui semble ne jamais s'arrêter, comment est-ce possible?
Et les baleines dans tout ça? Et oui on en a vu, et même un bon nombre: des dos, des nageoires, des queues, des souffles...Il y en a même une qui saute à moins de 10 mètres de nous, en sortant intégralement de l'eau, mais là, pas eu la photo, snif!!
mais...même si c'est génial, on a déjà vu ça plusieurs fois, et je reste bien triste de ne pas avoir vu leurs museaux, mais le capitaine nous explique que c'est trop profond ici pour qu'elles puissent prendre appui et sortir la tête. Donc c'est sûr, nous reviendrons!
Sinon, au retour, nous passons devant des petits villages de pêcheurs où me revient cette sensation d'être dans un décor factice avec son eau translucide, ses dauphins, ses otaries...
Certains de ces villages sont construits sur d'anciennes bases de dépeçage des baleines; on passe devant avec le cœur brisé à l'évocation de ces massacres pas si lointains
Puis sur des îles de dunes blanches
et finalement un estuaire magnifique grouillant d'oiseaux de toutes sortes
encore une superchouette journée!
Et voilà, il nous faut rentrer, en sachant qu'il nous restait bien des choses à voir ici...Long is the road sur ces routes toute droites, interminables uniquement bordées de pilones à haute tension, de cactus à faire pâlir tous les jardins botaniques du monde, et de décharges sauvages
Heureusement que durant tous ces km, nous n'avons rencontré que des Mexicains vraiment cool, pas du tout stressés au volant, même si visiblement nous n'avons pas le même code de la route...Et même pas croisé de policier ripoux, alors que c'est monnaie courante là-bas paraît-il!
AéroMexico est une bonne compagnie, rien à redire, on conseille!
Normalement nous revenons dans 2 ans, attendez-nous amies baleines !
Merci à tous ceux qui nous ont lu jusqu'au bout, et encore plus à ceux qui nous laissent quelques mots. A la prochaine!

/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_a94d78_dji-0156-2.jpg)
/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_9b581d_dji-0139-2.jpg)
/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_d184a9_dji-0119-2.jpg)


/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_a47d1b_gopr2074-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_6ab720_pc202113-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_bad451_pc191837kopie.jpg)
/image%2F0436898%2F20180113%2Fob_51d6ee_gopr2097-1.jpg)

/image%2F0436898%2F20180114%2Fob_fb54b7_gopr1927-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180114%2Fob_837261_gopr1798-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180114%2Fob_683298_gopr1931-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180115%2Fob_0cdd1c_gopr2260-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180115%2Fob_8e175a_gopr2253-1.jpg)
/image%2F0436898%2F20180115%2Fob_d0c9fb_gopr2252-1.jpg)







